Chicago la nuit

Ceux qui rêvent éveillés ont connaissance de mille choses à ceux qui ne rêvent qu’endormis. Edgar Alan Poe.

Cette nuit-là m’apparut soudain plus sombre. Au pied des hauts immeubles d’acier et de pierre couleur boue, le vent cessa de souffler. La lumière des réverbères et des écriteaux de restaurants se mit à vaciller sans raison, comme rognée par les ombres. Plus loin, des chinois encravatés sortaient calmement de leur hôtel particulier. J’étais au cœur de Gotham. De noires allées conduisaient à d’autres noires allées. À mesure que je m’enfonçais dans ces ruelles profondes et obscures, j’humais l’irrésistible parfum des fantômes impurs qui hantent encore les lieux. Ces rebus de population malfamée – des types effrayants tous gangster, assassins, voleurs ou escrocs – fourmillaient sous mes yeux tels les sinistres reptiles des marais.

Ou bien n’était-ce que le fruit de mon imagination…

 

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