Et là, nous vimes au loin un fameux pont rouge

On vit se déployer devant nous la fabuleuse ville blanche de San Francisco sur ses onzes collines mystiques et le Pacifique bleu, et au-delà son mur de brouillard comme au-dessus de champs de pommes de terre qui s’avançait, et là fumé et l’or répandu sur cette fin d’après-midi […] c’était un immense tumulte d’immeubles en construction, de gosses en train de jouer, de nègres braillards qui rentraient du travail, de poussière, d’excitation – c’était tout le bourdonnement géant et le brouhaha trépidant de cette ville qui est réellement la plus délirante d’Amérique -, avec, en haut, le ciel pur et bleu et l’allégresse de la mer embrumée qui, la nuit, ne cesse de déferler et d’affamer les gens de nourritures et de sensations plus fortes encore.

Jack Kerouac, On The Road, 1957.

2 réponses à Et là, nous vimes au loin un fameux pont rouge

  1. Jesionek

    Même depuis l’Andalousie ça nous fait encore rêver… Et les souvenirs!!! Bonne continuation. Cathy et Jean

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