Sous le chapeau de Henry Miller

Dans la librairie consacrée à Henry Miller, nous trouvons la quiétude qu’était venue chercher l’écrivain à Big Sur. Entre l’Océan Pacifique recouvert de brume et ces montagnes verdoyantes du domaine de Los Padres, ces phrases de l’auteur de Tropique du Cancer prennent alors tout leur sens dans notre voyage :

« Je suis toujours autant un Américain. C’est-à-dire naïf, optimiste, crédule… Qu’on le veuille ou non, je suis le produit de cette terre exubérante, un dévot de l’abondance, un dévot des miracles. » – Un diable au paradis (1956)

« Je n’ai pas d’argent, pas de ressource, pas d’espoir. Je suis le plus heureux des Hommes sur terre. » – Tropique du Cancer (1934)

IMGP2476« Les Américains peuvent manger des ordures, à conditions que ça soit généreusement saupoudré de ketchup, de moutarde, de sauce chili, de sauce Tabasco, de poivre de Cayenne ou de n’importe quel autre condiment qui détruit la saveur originale du plat. » – Souvenirs, souvenirs (1947)

« Si nous sommes toujours sur le point d’arriver à un endroit ou d’être sur le départ, c’est parce qu’il est également vrai que nous sommes éternellement ancré quelque part. Une destination n’est jamais un endroit, mais plutôt une nouvelle façon de voir les choses. » – Big Sur et les oranges de Jérôme Bosch (1957)

« L’Amérique n’est pas un endroit fait pour un artiste : être un artiste signifie avoir une lèpre morale, une inadaptation économique, un handicap social. Un porc nourri au maïs a une meilleure vie ici qu’un écrivain, un peintre ou un musicien. Même être un lapin est encore mieux. » – Le cauchemar climatisé (1945)

« Ce ne sont pas les océans qui coupent l’Amérique du reste du monde, c’est sa façon de voir les choses. » – La sagesse du cœur (1941)

« Ce qui distingue la majorité des hommes des quelques Grands Hommes est leur incapacité à agir en fonction de leurs croyances. » – L’œil du cosmos (1939)

« Chaque jour que j’ai vécu à Big Sur, j’avais devant moi une vue imprenable sur le Pacifique. Cet élément en constante évolution m’a offert à la fois la paix et la stimulation. J’ai appris à vivre avec cette force irrésistible cachée dans cette grandeur évidente. » – Ma vie et moi (1971)

La Côte merveilleuse de Big Sur

La Côte merveilleuse de Big Sur

Traductions, texte et photos par Mat

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