Napo & Quent

Il valait mieux être prévenu à l’avance, au cas où vous auriez croisé ces deux individus aux États-Unis, en France ou ailleurs dans le monde. Si le crayon de Solène donne un aperçu fiable de leur apparence physique, ce serait une erreur de ne se fier qu’à ça. Une allure certes accommodante, un style vestimentaire parfois douteux mais jamais repoussant et une politesse affûtée dans l’hôtessariat de luxe : John Wayne leur aurait confié son Stetson sans aucune suspicion.

Difficile pour un novice de saisir le statut de Mickaël « Napo » Stibling et Quentin Chevalier. Vous vous attendez à lire le magazine de deux journalistes ? Ils ne se considèrent pas vraiment comme tel, même si leurs études et leur passion pour les médias les ont poussé à s’inscrire dans la démarche de reporters. Des étudiants-chercheurs ? Master en Info-com en poche, ils ont préféré trimballer leur bagage théorique sur un terrain concret. Des artistes ? Ils aiment manier les mots, jouer des styles rhétoriques et faire la bonne photo, mais ils n’ont pas cette prétention. Des aventuriers ? Pourquoi pas, mais à ne surtout pas confondre avec la figure abhorrée du touriste.

Considérez-les plutôt comme un duo de rêveurs, d’optimistes, d’audacieux dont la volonté est d’aller à la rencontre de l’Autre et d’apporter des alternatives à une crise dans laquelle la presse s’enlise. Appréhendez-les comme un tandem traversé par une insatiable omnivorité culturelle. Des bouffeurs de livres, des drogués de ciné, des fous de musique, des dévoreurs de conférences et d’expos, qui n’ont pas assez de Paris pour calmer leur boulimie. De loin, ça ressemble à un animal à deux têtes qui sait aussi bien se nourrir de passions communes que de désaccords. Napo ne jure que par la contre-culture, les sons grisants et la presse alternative, avec la bande du magazine Actuel comme modèle ultime ; Quent aime se perdre dans les récits de voyage ou de façon plus large, se pose comme un observateur de la société qui s’anime.

Deux personnalités au caractère parfois antinomique, souvent complémentaires mais qui étaient certains qu’ils n’avaient pas mieux à faire que d’aller humer l’air du temps en Amérique et d’aujourd’hui vous présenter leur travil : une revue collaborative et itinérantes, faite avec et pas les locaux croisés entre New York et San Francisco. Il est temps que vous fassiez la connaissance des uns et des autres dans la centaines de pages qu’ils vous présenteront dès le 13 octobre 2016. Maintenant, vous ne pourrez plus dire que vous n’étiez pas prévenus. Surtout qu’un John Wayne averti en vaut deux.

Texte de Mat Rollinger
Illustration de Solène de Bony
(La coloc’ est enfin réunie !)

2 réponses à Napo & Quent

  1. Je suis heureux d’avoir croisé la route de Mickaël et je vais suivre ce carnet itinérant avec intérêt…
    Alors les gars, faites-nous voir un peu ce qu’il y a de l’autre coté de l’atlantique, emplissez-nous de cette culture foisonnante et de témoignages sur la façon de vivre des américains. Vivez nus (ou pas) et nourrissez-vous de tous les fast-food que vous croiserez sur votre chemin (et il y en aura beaucoup). Osez et questionnez l’american way of life. Décrochez les 50 étoiles et mettez les dans vos yeux, qui seront aussi les nôtres à travers ce carnet de voyage. Explorez, écrivez, observez, rencontrez, en bref, vivez.
    Que l’aventure vous sourie.

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  2. Napo & Kant – Auteur

    Merci Jean Philippe, c’est un sentiment réciproque !
    On va tacher d’être à la hauteur de tout l’intérêt que tu nous portes. Vivre et partager à fond cette folle expérience !

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